Histoire et Patrimoine

hotel de ville

L’hôtel de ville, édifié en 1903, est l’oeuvre de Laurent Fortier, architecte ayant étudié aux Beaux-Arts. Sa façade mélange le style classique et romantisme espagnol. La richesse de celle-ci a valu à son auteur une médaille à l’exposition des Beaux-Arts. Les murs de la salle des mariages de la mairie ont été peints par Henri-Eugène Delacroix.

Le kiosque a été dessiné par l’architecte Henri Mallet et construit en 1888. Ses huits poteaux en fonte sont ornés à leur sommet de garnitures en forme de clés de sol.

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Le calvaire a été construit en 1861 grâce à une souscription des paroissiens et sur demande de Jean-Baptiste Gourdin, doyen de Solesmes. Il remplace un calvaire plus ancien. Son style, résolument plus gothique, est l’oeuvre d’Emile Dutouquet, architecte valenciennois à l’origine des facultés catholiques de Lille.

L’église a été bâtie entre 1778 et 1781 sur les fondations de l’ancien édifice, devenu trop exiguë pour accueillir tous les fidèles. De style roman, elle abrite plusieurs chefs d’oeuvre, comme la chaire de vérité sculptée en 1704 dans du bois de chêne, ou encore les autels et le Chemin de Croix, peints par Henri-Eugène Delacroix.

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Les fontaines, rue de l’Abbaye, en pierre et grès, datent des VIIème et XIXème siècles. Les moines du prieuré tout proche ont créé des bassins pour recueillir l’eau de plusieurs petites sources afin de créer un vivier. Le trop plein s’écoule dans un petit ruisseau, les Fontaines qui se jette dans la Selle.

La pierre de seuil est une clé de voûte datant de 1771. Elle ornait une maison détruite dans un incendie en 1925. Des initiales y sont gravées: celles de Jacques Petit et de Marguerite de Loge, arrière-grands-parents de Narcisse Petit, ancien maire de Solesmes, décédé en 1922. Sur cette pierre figurent également des tonneaux, des pelles et un chaudron.

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La vie Solesmoise à travers les âges ...

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La première mention connue du nom "Solesmes" date du VIIIème siècle (an 706) lorsque Childéric III, alors Roi de France, fait don du village à l’Abbaye de Saint-Denis (près de Paris). Solesmes en restera la propriété jusqu’en 1605.

Le nom de la ville trouve son origine dans la jonction de deux mots : 

  • "Sol", probablement hérité du nom de la rivière qui traverse solesmes (la selle)
  • "Hem" qui signifie "maison", "demeure" et par extension "village" en teuton.
Solhem (Solesmes) désigne donc un village le long de la Selle.

Le 19 Février 1789, les Solesmois choisissent 7 députés pour les représenter au baillage du Quesnoy du 15 au 21 Avril. Ces députés se réunissaient dans un café qui subsiste toujours rue Bistoquette (actuelle rue Henri Renaux).
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Henry Eugène Delacroix, né à Solesmes en 1845 à peint une grande partie des peintures de l’église et de la mairie.



L’effort, Henry Eugène Delacroix, 1917 >

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Tous les ans, le carnaval de Solesmes rassemble les « seringueux ». Une tradition qui remonte au X11ème siècle, quand les moines essayent de détourner le cours d’un ruisseau au profit de leur moulin. Cette décision provoque la colère des habitants, qui s’arment d’outres remplies d’eau pour les en dissuader. La coutume a ensuite perduré, et les outres se sont transformées en seringues de tôle. Seuls les vieillards, les infirmes et le médecin ne passent pas par l’arrosage des seringueux.
Depuis 1953, le géant Barbari, seringue à la main, symbolise cette tradition. 

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Le blason de la ville a sans doute été emprunté aux seigneurs de Solesmes. En effet, la seule différence notable entre le blason de la ville et les armes de la famille de Solesmes est la couleur des croissants : d’or pour la famille et d’argent pour la ville. Ces croissants ont pour origine probable l’Orient et le monde musulman, où il se pourrait que les seigneurs de Solesmes aient participé aux croisades. Le 13 décecmbre 1823, Louis XVIII donne une ordonnance royale de confirmation des armoiries, qui se blasonnent « de sable à trois croissants d’argents, posés deux et un » en héraldique (la science des blasons).

La ville a été décorée de deux croix de guerre

  • Suite à la guerre 14-18 pour son courage et son héroïsme à la libération
  • Suite à la guerre 39-45 pour son courage et son héroïsme lors du bombardement du 9 mai 1944.
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